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Contraste

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CONTRASTE [ le Clip ]

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Contraste


Dans ce pays, ma couleur est le sexe faible
Devine ma mère taffe dans quel domaine
Elle est dans les HLM, pliée, la serpillière agrippée
Pour un salaire que les blancs refuseraient
Regarde plutôt de mon coté être né blanc dans un quartier
C'est une lutte perdue d'avance comme combattre avec une pointe de côté.
C'est dur autant pour toi que pour moi
Pour toi l'histoire a été noire pour moi blanche mais m'a trompé.
Dès qu'elle me voit ta race flippe, à son sac s'agrippe
Dis leur que mon père m'a élevé au fil électrique du poste
Loin du poste des flics
Pendant que t'étais privé de dessert, il me frittait
C'était comme ça qu'on communiquait
Je me suis fait fritter moi aussi ne crois pas que mon daron fait mine.
Quand il frappe de ses mains durcies par les années de marine.
Je sais que c'est la vie mais pas de pot.
Qui aime bien châtie bien, moi le paternel m'aimait trop.
A l'école, ils veulent que j'oublie qu'on était esclaves
Dans cohabite j'ai pas confiance en la dernière syllabe
C'est grave être blanc c'est un diplôme d'état maintenant
Mes gars n'ont plus que la drogue pour faire de l'argent
Arrête de croire que les noirs ont le monopole des galères
Viens voir plutôt comment chez moi mes goualle vivent mal,
Vis ma vie après on en reparlera
Et s'il te plait ne pleure pas je t'ai même pas raconté le quart de moi
Le quart de quoi ? Moi je suis couleur Afrique
Tu te plaints de quoi mec ? si tu postules, tu as un boulot tout de suite.
Tu as cru que c'était « plus belle la vie » ma parole ?
la connerie recherche du monde tu peux interpréter son rôle.

Refrain :
Si tes atouts sont mes handicaps, tes handicaps sont mes atouts,
Noir ou blanc ce contraste nous complète mais nous handicape.
Je te reproche que j'ai rien, tu me reproches que j'ai tout
La vie en noir et blanc c'est difficile c'est tout.
Ce contraste nous handicape,
Ses handicaps sont mes atouts.
Pas de vie en rose, c'est noir et blanc pour nous.
Je te reproche que j'ai rien, tu me reproches que j'ai tout.
Le groupe en noir et blanc c'est bouchées doubles.

Ma peau est claire, et alors ? Je viens pas d'Afrique, et alors ?
Comme si ma couleur était blanche parce qu'elle déteint de ses valeurs.
Tu sais cousin pour moi c'est la même
Pour eux je suis un noir Albinos.
Ce ne sera jamais la même : ils nous appellent « macaque », « bwana bwana »
Ce n'est pas toi qu'ils contrôlent dix huit fois le même mois
Moi, à ma couleur, ils croient que je vais passer à table.
Moi dans ce pays j'ai le teint coupable
A t'entendre, y'a que ton peuple qui a souffert.
Crois moi tu te goures, arrête de te prendre pour le centre de la terre.
Car même si le tiers-monde à un rude passé !
Tu connais quoi du bled à part les vacances que tu y as passé ?
Tu ne connais pas les appels à l'aide, les mandats pour le bled
Et arrête de jouer gavroche, t'es pas crédible en peau de pêche
Et ne me dis pas que tu as galéré pour ton appart
Ouais, mais moi c'est dans le tiéquar que je loue mon appart.
Inscrit au prolétariat depuis que la bourgeoisie m'a grillé.
Nous c'est au pif qu'on est grillés, les négriers ont des fils...
Hein ! Quoi qu'il en soit, on est dans la même merde hein !
Sauf que la tienne est blanche, mec. Son odeur elle a dû la perdre !

Refrain :

Moi les noirs pour la plupart me prennent pour le mal
Moi les blancs pour la plupart me prennent pour un animal
Ils veulent que je rembourse les erreurs de Marianne.
Moi ils veulent que je les remercie d'avoir été de la chair à canon
Ca va pas, non ? tu vois pas qu'on a aussi nos problèmes
Et que nos parents sont la face cachée, loin de leurs modèles
Dit leur que je n'ai pas honte de ne pas avoir la peau marron
Mais que je l'aime tant. Appelle moi Ibrah–porte-drapeau.
Et tanana et tanani
Style vous souffrez aussi
Mais ne compare pas l'anesthésie et l'euthanasie
Si aujourd'hui on s'enterre au bled si loin de nos baraques
C'est qu'on ne se sent pas chez nous, bien cachés comme le rap à la fnac
Comme Mazarine, moi je suis l'enfant qu'ils veulent cacher
Parce qu'indigne de la république, j'suis de ceux qu'ils ont amassé
Dans leurs cités dortoirs, obligés de se démerder
On manque de tout même de pigments dans l'épiderme.

On croit toujours que l'autre couleur est à l'aise dans ses groles
Mais il n'y a pas de différence puisque le ghetto est aveugle

# Posté le mercredi 07 juin 2006 12:58

Modifié le lundi 16 juillet 2007 15:59

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